Royaume désuni

« BREXIT » : Ah…la Perfide Albion*.Bye-Bye Brussels, and God Save The Qeen !

Publié le 26 juin 2016 - 15:42 | Auteur: Arezki Boutrahi... | Actualités

C’est une véritable onde de choc qui vient de s’abattre sur l’Union Européenne avec la  procédure de divorce entamée par le Royaume Uni après 40 années de vie commune décousue avec le vieux continent.

Jamais sans doute, auparavant, l’Union Européenne n’aura été autant humiliée par le tacle « so british » du « brexit ». Une gifle surprenante qui prend de court toutes les institutions qui ont pignon sur rue à Bruxelles, la capitale de l’Europe.

Et met à mal tous les dirigeants européens persuadés en leur for intérieur que les britanniques n’oseraient pas lâcher les amarres et naviguer librement vers des horizons qui ne leur seraient plus désignés par Bruxelles.

Au-delà, ce sont les places financières notamment asiatiques et européennes et dans une moindre mesure américaines qui s’affolent désormais et se demandent de quoi sera fait demain.

La plupart des bourses ont vu, en effet, leurs indices chuter dangereusement et si certaines banques tentent de rassurer les marchés et leurs partenaires alors que les actions dégringolent, il faut se rendre à l’évidence : l’Union Européenne vient de recevoir un uppercut violent.

L’Union européenne est groggy

L’Union européenne est groggy mais ce n’est pas encore la panique. Mais, l’évolution des marchés financiers ne manquera pas de faire du yoyo dans les prochaines semaines. . A l’évidence, c’est le branle-bas de combat au niveau de Bruxelles.

Car, malgré l’apparente « désinvolture » affichée par les dirigeants européens, il est clair que ces derniers n’arrivent pas encore à digérer ce qu’ils considèrent comme une trahison. De là à s’imaginer que le Royaume Uni mérite bien l’expression péjorative dont les français l’affublaient déjà en la traitant de « Perfide Albion », il n’y a qu’un mile à parcourir…

Et pourtant ces dirigeants qui pérorent sur toutes les tribunes « démocratiques » auraient dû s’y attendre, s’ils avaient seulement eu la présence d’esprit de mettre de côté leur arrogance et la suffisance qu’ils ont d’eux-mêmes, croyant à tort que l’Union européenne est l’arche de Noé à laquelle tous les « Européens » doivent s’arrimer.

Cela aurait pu être le cas mais l’UE n’est plus désormais qu’un « rassemblement » hétéroclite de pays différents tant par la culture, la religion, les us et coutume et la langue. Beaucoup y ont adhéré par intérêt égoïste, jouant sur la stratégie géopolitique qui pousse l’UE et les Etats Unis à faire feu de tout bois ; l’essentiel étant de faire barrage au bloc de l’ex URSS, actuel sanctuaire de Poutine.

En effet, si au départ l’idée d’une construction européenne paraissait noble et généreuse, elle est devenue par la force des choses et au fil des années, un projet dont l’ambition inavouée est de sauvegarder et protéger ses frontières en créant des zones tampons notamment avec les anciens satellites du bloc de l’est.

Cette politique menée à partir de 2004 a vu l’arrivée en masse d’anciens « satellites de Moscou, qui se sont affranchis de la tutelle soviétique après la chute du communisme et du mur de Berlin.

L’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie se sont engouffrées dans cette voie royale pour bénéficier des richesses européennes, à charge pour eux de jouer les gardes-frontières en empêchant la méchante Russie d’aller au-delà de ces nouvelles frontières.

La guerre froide

L’enjeu politico-militaire étant de créer un ensemble uni face à ce que tous les « démocrates » occidentaux considèrent comme une menace à leur survie c’est-à-dire la Russie de poutine. Une Russie qu’il convient sinon d’affaiblir, du moins d’en réfréner les ardeurs.

La guerre froide est sans doute achevée depuis longtemps mais elle reste toujours d’actualité dans les bureaux calfeutrés des stratèges occidentaux et américains. Le fait que le Royaume Uni, grand allié de l’Oncle Sam se « libère » de l’Union européenne est un échec considérable pour tous ces stratèges de l’ombre.

Parce-que cette « trahison » pèse beaucoup sur le devenir des 27 autres pays restants qui composent l’UE, et dont certains risquent de suivre l’exemple britannique. Déjà de nombreux partis appellent en France, en Espagne, aux Pays-Bas, notamment à un référendum pour de nouveaux « brexit ».

L’heure est à l’alerte générale et déjà ce dimanche un conseil d’urgence des ministres des AE est programmé à Bruxelles avant un conseil de l’UE qui se tiendra mardi pour analyser les conséquences de cette esquive à l’anglaise.

Les dirigeants européens sont très inquiets et craignent un effet domino, ce qui traduit bien le fait que la « citadelle » Europe n’est pas si solide qu’elle voudrait le faire croire. Il semble même qu’il y a feu en la demeure et que des mesures urgentes s’imposent ; surtout avec la City comme première place financière mondiale…

Quand on sait que l’argent est le nerf de la guerre, on imagine l’affolement des places boursières et surtout les pertes déjà recensées en emplois notamment sans parler des autres dégâts collatéraux.

Certes sur bien des plans de grands acquis ont été enregistrés grâce à l’Union, mais le fait que Bruxelles impose sa loi partout et à tout bout de champ sur tous les sujets pratiques, qui influencent le quotidien des citoyens, commence à agacer de nombreuses populations ; le « libéralisme outrancier » prenant souvent le pas sur les aspects sociaux et humains.

Les politiques d’austérité menées depuis quelques années font que les plus « faibles » s’appauvrissent et les plus riches s’enrichissent alors qu’un fossé de plus en plus large se creuse entre les différentes catégories sociales, occasionnant un ras-le-bol général.

Il est temps pour les têtes à penser de l’UE de revoir leurs politiques de justice sociales et économiques et trouver des solutions qui permettront de redonner confiance à tous les eurosceptiques de plus en plus nombreux qui martèlent les pavés des capitales européennes, depuis quelques années, réclamant plus de justice sociale et d’égalité.

L’Euro, forte ou faible monnaie ?

L’euro par exemple a ses avantages mais il a mis à mal l’économie européenne et perturbé surtout le panier de la ménagère qui a vu son pouvoir d’achat  se restreindre comme une peau de chagrin.

Les fonctionnaires européens repus et grassement payés avec des avantages parfois scandaleux s’éloignent de plus en plus des problèmes des peuples et des travailleurs à bas revenus qui manifestement ne croient plus en cette panacée qu’on leur brandit.

Les Britanniques ont-ils répondu par la négative à ce qu’ils considèrent comme des actes contraires à leurs intérêts. Sans doute le brexit n’est-il qu’une manière flegmatique des fils d’Albion de dire leur ras-le-bol, face à de trop nombreuses incohérences européennes et surtout face au diktat de Bruxelles ?

Les Anglais ont-ils marre de contribuer grassement aux inepties de Bruxelles ? Sans doute mais il est des sujets qui fâchent plus que d’autres comme l’immigration par exemple.

Ce volet jouera beaucoup prochainement dans l’espace européen. Sans doute que les cohortes de migrants qui attendent à Calais seront « exploitées » par la France revancharde pour mettre des bâtons dans les roues du carrosse de sa gracieuse majesté.

Ils ne seront plus retenus aux frontières françaises et probablement encouragés à rejoindre la « perfide Albion » : une manière comme une autre de se venger de cet « affront » considéré par la République française comme un crime de lèse-majesté…

Espérons que ces vagues de migrants n’auront pas à pâtir de ce jeu sournois qui se profile déjà sur les quais de Calais et qui risque de déborder sur les rives de la Tamise et probablement dans le tunnel sous la Manche…

Dans l’attente, l’avenir nous dira si le Royaume Uni a fait le bon choix mais pour l’heure, ce sont surtout les 27 pays de l’Union qui devraient s’inquiéter quand bien même leurs dirigeants se la jouent « désinvoltes » et sereins.

Mais à ce jeu-là, ils sont perdants d’avance car plus flegmatique qu’un british tu meurs !

*« Perfide Albion » est une expression péjorative française courante désignant l' Angleterre et, par extension, la  Grande Bretagne  et le Royaume Uni  . Après l’Entente cordiale, de nombreux efforts ont été consentis pour améliorer les relations entre les deux pays, mais sous couvert d’humour, l'expression « perfide Albion » resurgit régulièrement.

 

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